{"id":13590,"date":"2021-12-16T17:31:03","date_gmt":"2021-12-16T16:31:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.meettheredbaron.com\/event\/letzter-besuch-in-schweidnitz\/"},"modified":"2025-03-26T13:07:03","modified_gmt":"2025-03-26T12:07:03","slug":"letzter-besuch-in-schweidnitz","status":"publish","type":"event","link":"https:\/\/www.meettheredbaron.com\/fr\/event\/letzter-besuch-in-schweidnitz\/","title":{"rendered":"Derni\u00e8re visite \u00e0 Schweidnitz"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Le ciel s&rsquo;\u00e9tendait, vaste et lumineux, d&rsquo;un bleu azur insondable, comme sur des heures italiennes. Dix degr\u00e9s de chaleur &#8211; fin janvier ! J&rsquo;\u00e9tais seul \u00e0 la maison et me rendis de bonne heure sur le petit terrain d&rsquo;exercice en face de notre maison pour attendre Manfred. Vers quatre heures, le spectacle habituel : un tintement lointain dans les nuages qui se transforme en grondement&#8230; l&rsquo;\u00e9tincelle de l&rsquo;avion rouge dans le soleil&#8230; l&rsquo;envol et l&rsquo;atterrissage l\u00e9ger comme un papillon. Nous avions pr\u00e9vu de faire cuire quelque chose pour accueillir notre ma\u00eetre pilote &#8211; mais il n&rsquo;y avait pas de farine, une fois de plus. Ma vieille et fid\u00e8le support avait donc confectionn\u00e9 avec amour et art un petit g\u00e2teau \u00e0 base d&rsquo;orge perl\u00e9, qu&rsquo;elle avait recouvert d&rsquo;une \u00e9paisse couche de gel\u00e9e que l&rsquo;on m&rsquo;avait offerte. Notre soldat avait faim. Il mangea une grosse part de cette tarte aux \u00e9pis. Je m&rsquo;assis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. \u00ab Comment la trouves-tu ? \u00bb \u00ab Splendide ! \u00bb Soudain, nos yeux se sont crois\u00e9s et nous avons ri \u00e0 l&rsquo;unisson, comme deux enfants exub\u00e9rants. Nos esprits s&rsquo;\u00e9taient surpris. \u00ab Maintenant, viens ici, Manfred, raconte-moi \u00bb. Eh bien, il n&rsquo;avait mis que deux heures pour venir de Berlin, en faisant une lente et profonde boucle au-dessus de Wahlstatt. Les cadets \u00e9taient align\u00e9s dans la cour et poussaient des hourras de toute la force de leurs jeunes gorges. \u00ab\u00a0C&rsquo;est certainement Bolko qui a cri\u00e9 le plus fort ; il a de si terribles poumons ! \u00ab Oh non \u00bb, ai-je d\u00fb remarquer, \u00ab\u00a0je ne le crois pas, pas du tout. Il avait peut-\u00eatre m\u00eame des larmes dans ses yeux bleus d&rsquo;enfant, des larmes de d\u00e9ception. A peine la bouche du gar\u00e7on s&rsquo;\u00e9tait-elle ouverte pour appeler, qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tranglait certainement et ravalait courageusement ses larmes. Pourquoi n&rsquo;a-t-il pas atterri, le grand fr\u00e8re\u00a0\u00bb ? Bolko a \u00e9crit une lettre pleine de temp\u00e9rament. La voici. Je l&rsquo;ai montr\u00e9e \u00e0 Manfred et j&rsquo;ai vu son visage s&rsquo;illuminer d&rsquo;un humour \u00e0 moiti\u00e9 douloureux. Il lisait \u00e0 mi-voix : \u00ab\u00a0Dis \u00e0 Manfred que s&rsquo;il a encore une once d&rsquo;amour pour son ancien corps de cadets et pour son fr\u00e8re, il doit atterrir ici. S&rsquo;il ne le fait pas, c&rsquo;est une vilenie. Point final\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Le cher petit, maintenant il est d\u00e9\u00e7u. Oui, si tout se passait comme \u00e7a dans la vie&#8230;\u00a0\u00bb Maintenant, sur le vol de retour, Manfred veut l\u00e2cher du chocolat sur Wahlstatt pour nous consoler. Nous nous asseyons ensuite dans le grand bureau de mon mari ; Manfred raconte qu&rsquo;il est maintenant souvent envoy\u00e9 dans les usines de munitions &#8211; aupr\u00e8s des ouvriers en gr\u00e8ve. Lorsqu&rsquo;il arrivait, ils se pr\u00e9cipitaient tous et il devait leur parler. Il leur expliquait alors l&rsquo;importance de leur travail en ce moment, et ainsi de suite. La plupart du temps, ils retournaient ensuite \u00e0 leurs machines. Mais ils ne le feraient peut-\u00eatre plus pour longtemps. Sur ce point, il voyait tout en noir. L&rsquo;imp\u00e9ratrice aussi se rendait souvent chez les munitionnaires en gr\u00e8ve et parlait avec les gens. J&rsquo;avais l&rsquo;impression qu&rsquo;il n&rsquo;aimait pas parler de ces choses. Je comprenais que la tactique de \u00ab l&rsquo;\u00e9loquence \u00bb adopt\u00e9e par le gouvernement le remplissait de r\u00e9ticence, lui l&rsquo;homme de devoir et de discipline dont la vie enti\u00e8re \u00e9tait un engagement jusqu&rsquo;au sacrifice de soi. Nous avons alors regard\u00e9 ensemble les photos que Manfred avait rapport\u00e9es du front. Une tr\u00e8s belle photo montrait un groupe de jeunes officiers d&rsquo;aviation &#8211; ses camarades de la premi\u00e8re activit\u00e9 a\u00e9rienne de Russie. Au milieu d&rsquo;eux, Manfred. Je regardais la photo avec tous ces jeunes gens souriants et m&rsquo;en r\u00e9jouissais. \u00ab Que sont-ils devenus ? \u00bb Je montrai le premier du doigt : \u00ab Plaire \u00bb. Je d\u00e9signai le deuxi\u00e8me : \u00ab Mort aussi \u00bb, et sa voix devint rauque : \u00ab N&rsquo;en demandez pas plus &#8211; ils sont tous morts \u00bb. Tous morts &#8211; sauf Manfred&#8230; Comme s&rsquo;il soufflait les pens\u00e9es sur mon front : \u00ab\u00a0Tu n&rsquo;as pas \u00e0 t&rsquo;inqui\u00e9ter. Dans les airs, je n&rsquo;ai rien \u00e0 craindre &#8211; dans les airs, non. &#8211; Nous en viendrons \u00e0 bout, m\u00eame s&rsquo;ils sont nombreux\u00a0\u00bb. Et apr\u00e8s une pause : \u00ab Le pire qui puisse m&rsquo;arriver, c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre oblig\u00e9 d&rsquo;atterrir de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 \u00bb. Il sortit par la fen\u00eatre. Ses yeux contemplaient l&rsquo;ext\u00e9rieur, comme s&rsquo;ils voyaient quelque chose au loin. \u00ab Je pense certainement que les Anglais se comporteraient tr\u00e8s convenablement avec toi \u00bb. Il fallut longtemps avant qu&rsquo;il ne r\u00e9ponde. Il fixait toujours la fen\u00eatre. Puis, lentement &#8211; comme s&rsquo;il ne voulait pas continuer \u00e0 parler &#8211; ses l\u00e8vres ont dit : \u00ab Je le crois aussi \u00bb. Ne continuez pas \u00e0 demander maintenant, dit une voix en moi. Quand on a devant soi quelqu&rsquo;un qui est si proche de la mort, qui la regarde dans les yeux plus d&rsquo;une fois par jour &#8211; et ce quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est son propre enfant -, on est prudent et r\u00e9ticent \u00e0 toute parole. Faut-il exhorter ? &#8211; Cela ne sert \u00e0 rien ; ils font d\u00e9j\u00e0 de leur mieux. &#8211; Faut-il leur faire part de ses craintes ou de son inqui\u00e9tude ? &#8211; Ce serait insupportable pour eux. &#8211; Faut-il se plaindre ? &#8211; Non, je ne pouvais pas le faire, je ne pouvais pas agir de fa\u00e7on si petite et si path\u00e9tique. &#8211; Alors, on se taisait, on cherchait \u00e0 profiter de l&rsquo;instant, \u00e0 se r\u00e9jouir de la pr\u00e9sence de l&rsquo;autre, on \u00e9tait aussi heureux que l&rsquo;on doit l&rsquo;\u00eatre avec des jeunes gens qui passent quelques brefs jours de vacances dans leur pays d&rsquo;origine et qui doivent y repenser avec plaisir &#8211; pas alourdis par l&rsquo;id\u00e9e de savoir qu&rsquo;il y a \u00e0 la maison une m\u00e8re qui fait grise mine. C&rsquo;est dans cet esprit (qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9) que nous avons toujours appr\u00e9ci\u00e9 les visites de nos jeunes guerriers. On rencontrait ainsi chez eux la plus grande compr\u00e9hension ; ils devenaient ouverts et joyeux, ils nous aimaient d&rsquo;autant plus. Nous sommes all\u00e9s ensemble \u00e0 Rankau pour l&rsquo;anniversaire de ma s\u0153ur. Je dis \u00e0 Manfred : \u00ab\u00a0Tu as d\u00e9j\u00e0 vaincu soixante-deux fois ton adversaire en combat a\u00e9rien. Une telle performance individuelle est sans pr\u00e9c\u00e9dent. Ton nom est d\u00e9j\u00e0 imp\u00e9rissable\u00a0\u00bb. Manfred ne dit rien, seul un petit sourire m\u00e9lancolique glissait sur sa bouche. Ce qui se passait en lui &#8211; je ne le savais pas. Il \u00e9tait s\u00e9rieux &#8211; tr\u00e8s s\u00e9rieux &#8211; et silencieux. Je trouvais Manfred tr\u00e8s diff\u00e9rent. M\u00eame si, compar\u00e9 aux vacances d&rsquo;automne, il avait l&rsquo;air plus \u00e0 l&rsquo;aise et plus frais, il manquait dans son caract\u00e8re la gaiet\u00e9 &#8211; l&rsquo;insouciance &#8211; l&rsquo;exub\u00e9rance. Il \u00e9tait monosyllabique, distant, presque inaccessible ; chacune de ses paroles semblait venir d&rsquo;un lointain inconnu. D&rsquo;o\u00f9 venait ce changement ? Cette pens\u00e9e me tourmentait, revenait sans cesse, tandis que les roues battaient sous moi de fa\u00e7on monotone, comme si elles avaient leur propre langage. Je crois qu&rsquo;il a vu la mort trop souvent. Moi aussi, je me suis retir\u00e9 dans mon coin et j&rsquo;ai gard\u00e9 le silence. J&rsquo;\u00e9coutais le mart\u00e8lement incessant des roues. Un mot ne voulait pas sortir de ma t\u00eate, je voulais le chasser, je me reprochais ma pusillanimit\u00e9, mais il revenait toujours. Manfred devait aller se faire soigner les dents, faire quelque petit traitement banal. Il se dit alors \u00e0 mi-voix &#8211; mais je l&rsquo;entendis tout de m\u00eame : \u00ab En fait, \u00e7a ne sert plus \u00e0 rien \u00bb. Le mot \u00e9tait l\u00e0, devant moi, comme une hantise lancinante, et ne se laissait pas chasser. M\u00eame les roues en dessous de moi le frappaient sur les rails, en un rythme clairsem\u00e9 et impassible. Je fermai les yeux, feignant de vouloir me reposer. Pourtant, aucun de ses mouvements ne m&rsquo;\u00e9chappait. Comme ses traits \u00e9taient devenus durs ; seule la bouche bien taill\u00e9e, qui souriait si gentiment, conservait encore son charme d&rsquo;antan. Mais autour des yeux et des tempes, il y avait quelque chose de douloureux, quelque chose de difficile \u00e0 interpr\u00e9ter. \u00c9tait-ce le pressentiment de l&rsquo;heureux \u00e9v\u00e9nement &#8211; la mauvaise issue de la guerre qu&rsquo;il craignait &#8211; qui jetait son ombre sur lui ? Ou n&rsquo;\u00e9tait-ce qu&rsquo;un effet secondaire de la protection profonde qu&rsquo;il avait re\u00e7ue en \u00e9t\u00e9 ? Certes, il ne s&rsquo;\u00e9tait jamais plaint, mais cela avait paralys\u00e9 toutes ses forces pendant un certain temps. Il avait chang\u00e9 d&rsquo;aspect, il \u00e9tait tr\u00e8s malheureux et irritable quand je l&rsquo;ai revu. C&rsquo;\u00e9tait fini maintenant. &#8211; Mais le s\u00e9rieux, le mesur\u00e9, presque la dignit\u00e9, l&rsquo;inexplicable avaient pris sa place. Je n&rsquo;avais pas encore vu Manfred comme \u00e7a, je ne le connaissais pas comme \u00e7a. Puis nous \u00e9tions \u00e0 Rankau. Certes, on se r\u00e9jouissait de revoir une fois de plus ses parents et ses connaissances. Beaucoup \u00e9taient en noir, en deuil &#8211; personne ne pouvait plus \u00eatre joyeux de tout son c\u0153ur. Chaque ann\u00e9e, une telle f\u00eate d&rsquo;anniversaire devenait plus s\u00e9rieuse. Le destin pesait sur tous. Le lendemain matin, Manfred devait se rendre \u00e0 Breslau, d&rsquo;o\u00f9 il repartait pour Berlin. Ilse demanda \u00e0 accompagner son fr\u00e8re jusqu&rsquo;au train. Du haut de l&rsquo;escalier, je saluai le wagon qui s&rsquo;\u00e9loignait. \u00ab Au revoir &#8211; au revoir, mon gar\u00e7on \u00bb. Ilse conduisit Manfred jusqu&rsquo;au train. Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la fen\u00eatre, quand elle dit : \u00ab Fais donc un peu attention, s&rsquo;il te pla\u00eet, nous voulons quand m\u00eame nous revoir \u00bb. Ce \u00e0 quoi Manfred r\u00e9pondit : \u00ab Peux-tu t&rsquo;imaginer, Ilse, que je pourrais mourir d&rsquo;une mis\u00e9rable mort de paille ? \u00bb &#8211; &#8211; Le train \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en marche. Ilse marchait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, ses yeux se tenaient encore. Encore une poign\u00e9e de main, un bref salut, un signe de la main &#8211; et le train avait disparu. * L&rsquo;ambiance grave que Manfred avait laiss\u00e9e derri\u00e8re lui se prolongea chez nous, \u00e0 la maison. Les soucis, les pens\u00e9es, le d\u00e9couragement &#8211; des esprits terribles qu&rsquo;il faut affronter avec l&rsquo;\u00e9go\u00efsme\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","event-type":[223],"source-language":[259],"source-id-tax":[322],"class_list":["post-13590","event","type-event","status-publish","hentry","event-type-relocation-trips-fr","source-language-allemand-fr","source-id-tax-die-erinnerungen-der-mutter-des-roten-kampffliegers-kunigunde-freifrau-von-richthofen-im-verlag-ullstein-berlin-1937-fr","entry","no-media"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.7 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Derni\u00e8re visite \u00e0 Schweidnitz - Meet The Red Baron<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.meettheredbaron.com\/fr\/event\/letzter-besuch-in-schweidnitz\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Derni\u00e8re visite \u00e0 Schweidnitz - 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Dix degr\u00e9s de chaleur - fin janvier ! J'\u00e9tais seul \u00e0 la maison et me rendis de bonne heure sur le petit terrain d'exercice en face de notre maison pour attendre Manfred. Vers quatre heures, le spectacle habituel : un tintement lointain dans les nuages qui se transforme en grondement... l'\u00e9tincelle de l'avion rouge dans le soleil... l'envol et l'atterrissage l\u00e9ger comme un papillon. Nous avions pr\u00e9vu de faire cuire quelque chose pour accueillir notre ma\u00eetre pilote - mais il n'y avait pas de farine, une fois de plus. Ma vieille et fid\u00e8le support avait donc confectionn\u00e9 avec amour et art un petit g\u00e2teau \u00e0 base d'orge perl\u00e9, qu'elle avait recouvert d'une \u00e9paisse couche de gel\u00e9e que l'on m'avait offerte. Notre soldat avait faim. Il mangea une grosse part de cette tarte aux \u00e9pis. Je m'assis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. \u00ab Comment la trouves-tu ? \u00bb \u00ab Splendide ! \u00bb Soudain, nos yeux se sont crois\u00e9s et nous avons ri \u00e0 l'unisson, comme deux enfants exub\u00e9rants. Nos esprits s'\u00e9taient surpris. \u00ab Maintenant, viens ici, Manfred, raconte-moi \u00bb. Eh bien, il n'avait mis que deux heures pour venir de Berlin, en faisant une lente et profonde boucle au-dessus de Wahlstatt. Les cadets \u00e9taient align\u00e9s dans la cour et poussaient des hourras de toute la force de leurs jeunes gorges. \"C'est certainement Bolko qui a cri\u00e9 le plus fort ; il a de si terribles poumons ! \u00ab Oh non \u00bb, ai-je d\u00fb remarquer, \"je ne le crois pas, pas du tout. Il avait peut-\u00eatre m\u00eame des larmes dans ses yeux bleus d'enfant, des larmes de d\u00e9ception. A peine la bouche du gar\u00e7on s'\u00e9tait-elle ouverte pour appeler, qu'il s'\u00e9tranglait certainement et ravalait courageusement ses larmes. Pourquoi n'a-t-il pas atterri, le grand fr\u00e8re\" ? Bolko a \u00e9crit une lettre pleine de temp\u00e9rament. La voici. Je l'ai montr\u00e9e \u00e0 Manfred et j'ai vu son visage s'illuminer d'un humour \u00e0 moiti\u00e9 douloureux. Il lisait \u00e0 mi-voix : \"Dis \u00e0 Manfred que s'il a encore une once d'amour pour son ancien corps de cadets et pour son fr\u00e8re, il doit atterrir ici. S'il ne le fait pas, c'est une vilenie. Point final\". \"Le cher petit, maintenant il est d\u00e9\u00e7u. Oui, si tout se passait comme \u00e7a dans la vie...\" Maintenant, sur le vol de retour, Manfred veut l\u00e2cher du chocolat sur Wahlstatt pour nous consoler. Nous nous asseyons ensuite dans le grand bureau de mon mari ; Manfred raconte qu'il est maintenant souvent envoy\u00e9 dans les usines de munitions - aupr\u00e8s des ouvriers en gr\u00e8ve. Lorsqu'il arrivait, ils se pr\u00e9cipitaient tous et il devait leur parler. Il leur expliquait alors l'importance de leur travail en ce moment, et ainsi de suite. La plupart du temps, ils retournaient ensuite \u00e0 leurs machines. Mais ils ne le feraient peut-\u00eatre plus pour longtemps. Sur ce point, il voyait tout en noir. L'imp\u00e9ratrice aussi se rendait souvent chez les munitionnaires en gr\u00e8ve et parlait avec les gens. J'avais l'impression qu'il n'aimait pas parler de ces choses. Je comprenais que la tactique de \u00ab l'\u00e9loquence \u00bb adopt\u00e9e par le gouvernement le remplissait de r\u00e9ticence, lui l'homme de devoir et de discipline dont la vie enti\u00e8re \u00e9tait un engagement jusqu'au sacrifice de soi. Nous avons alors regard\u00e9 ensemble les photos que Manfred avait rapport\u00e9es du front. Une tr\u00e8s belle photo montrait un groupe de jeunes officiers d'aviation - ses camarades de la premi\u00e8re activit\u00e9 a\u00e9rienne de Russie. Au milieu d'eux, Manfred. Je regardais la photo avec tous ces jeunes gens souriants et m'en r\u00e9jouissais. \u00ab Que sont-ils devenus ? \u00bb Je montrai le premier du doigt : \u00ab Plaire \u00bb. Je d\u00e9signai le deuxi\u00e8me : \u00ab Mort aussi \u00bb, et sa voix devint rauque : \u00ab N'en demandez pas plus - ils sont tous morts \u00bb. Tous morts - sauf Manfred... Comme s'il soufflait les pens\u00e9es sur mon front : \"Tu n'as pas \u00e0 t'inqui\u00e9ter. Dans les airs, je n'ai rien \u00e0 craindre - dans les airs, non. - Nous en viendrons \u00e0 bout, m\u00eame s'ils sont nombreux\". Et apr\u00e8s une pause : \u00ab Le pire qui puisse m'arriver, c'est d'\u00eatre oblig\u00e9 d'atterrir de l'autre c\u00f4t\u00e9 \u00bb. Il sortit par la fen\u00eatre. Ses yeux contemplaient l'ext\u00e9rieur, comme s'ils voyaient quelque chose au loin. \u00ab Je pense certainement que les Anglais se comporteraient tr\u00e8s convenablement avec toi \u00bb. Il fallut longtemps avant qu'il ne r\u00e9ponde. Il fixait toujours la fen\u00eatre. Puis, lentement - comme s'il ne voulait pas continuer \u00e0 parler - ses l\u00e8vres ont dit : \u00ab Je le crois aussi \u00bb. Ne continuez pas \u00e0 demander maintenant, dit une voix en moi. Quand on a devant soi quelqu'un qui est si proche de la mort, qui la regarde dans les yeux plus d'une fois par jour - et ce quelqu'un, c'est son propre enfant -, on est prudent et r\u00e9ticent \u00e0 toute parole. Faut-il exhorter ? - Cela ne sert \u00e0 rien ; ils font d\u00e9j\u00e0 de leur mieux. - Faut-il leur faire part de ses craintes ou de son inqui\u00e9tude ? - Ce serait insupportable pour eux. - Faut-il se plaindre ? - Non, je ne pouvais pas le faire, je ne pouvais pas agir de fa\u00e7on si petite et si path\u00e9tique. - Alors, on se taisait, on cherchait \u00e0 profiter de l'instant, \u00e0 se r\u00e9jouir de la pr\u00e9sence de l'autre, on \u00e9tait aussi heureux que l'on doit l'\u00eatre avec des jeunes gens qui passent quelques brefs jours de vacances dans leur pays d'origine et qui doivent y repenser avec plaisir - pas alourdis par l'id\u00e9e de savoir qu'il y a \u00e0 la maison une m\u00e8re qui fait grise mine. C'est dans cet esprit (qui n'a jamais \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9) que nous avons toujours appr\u00e9ci\u00e9 les visites de nos jeunes guerriers. On rencontrait ainsi chez eux la plus grande compr\u00e9hension ; ils devenaient ouverts et joyeux, ils nous aimaient d'autant plus. Nous sommes all\u00e9s ensemble \u00e0 Rankau pour l'anniversaire de ma s\u0153ur. Je dis \u00e0 Manfred : \"Tu as d\u00e9j\u00e0 vaincu soixante-deux fois ton adversaire en combat a\u00e9rien. Une telle performance individuelle est sans pr\u00e9c\u00e9dent. Ton nom est d\u00e9j\u00e0 imp\u00e9rissable\". Manfred ne dit rien, seul un petit sourire m\u00e9lancolique glissait sur sa bouche. Ce qui se passait en lui - je ne le savais pas. Il \u00e9tait s\u00e9rieux - tr\u00e8s s\u00e9rieux - et silencieux. Je trouvais Manfred tr\u00e8s diff\u00e9rent. M\u00eame si, compar\u00e9 aux vacances d'automne, il avait l'air plus \u00e0 l'aise et plus frais, il manquait dans son caract\u00e8re la gaiet\u00e9 - l'insouciance - l'exub\u00e9rance. Il \u00e9tait monosyllabique, distant, presque inaccessible ; chacune de ses paroles semblait venir d'un lointain inconnu. D'o\u00f9 venait ce changement ? Cette pens\u00e9e me tourmentait, revenait sans cesse, tandis que les roues battaient sous moi de fa\u00e7on monotone, comme si elles avaient leur propre langage. Je crois qu'il a vu la mort trop souvent. Moi aussi, je me suis retir\u00e9 dans mon coin et j'ai gard\u00e9 le silence. J'\u00e9coutais le mart\u00e8lement incessant des roues. Un mot ne voulait pas sortir de ma t\u00eate, je voulais le chasser, je me reprochais ma pusillanimit\u00e9, mais il revenait toujours. Manfred devait aller se faire soigner les dents, faire quelque petit traitement banal. Il se dit alors \u00e0 mi-voix - mais je l'entendis tout de m\u00eame : \u00ab En fait, \u00e7a ne sert plus \u00e0 rien \u00bb. Le mot \u00e9tait l\u00e0, devant moi, comme une hantise lancinante, et ne se laissait pas chasser. M\u00eame les roues en dessous de moi le frappaient sur les rails, en un rythme clairsem\u00e9 et impassible. Je fermai les yeux, feignant de vouloir me reposer. Pourtant, aucun de ses mouvements ne m'\u00e9chappait. Comme ses traits \u00e9taient devenus durs ; seule la bouche bien taill\u00e9e, qui souriait si gentiment, conservait encore son charme d'antan. Mais autour des yeux et des tempes, il y avait quelque chose de douloureux, quelque chose de difficile \u00e0 interpr\u00e9ter. \u00c9tait-ce le pressentiment de l'heureux \u00e9v\u00e9nement - la mauvaise issue de la guerre qu'il craignait - qui jetait son ombre sur lui ? Ou n'\u00e9tait-ce qu'un effet secondaire de la protection profonde qu'il avait re\u00e7ue en \u00e9t\u00e9 ? Certes, il ne s'\u00e9tait jamais plaint, mais cela avait paralys\u00e9 toutes ses forces pendant un certain temps. Il avait chang\u00e9 d'aspect, il \u00e9tait tr\u00e8s malheureux et irritable quand je l'ai revu. C'\u00e9tait fini maintenant. - Mais le s\u00e9rieux, le mesur\u00e9, presque la dignit\u00e9, l'inexplicable avaient pris sa place. Je n'avais pas encore vu Manfred comme \u00e7a, je ne le connaissais pas comme \u00e7a. Puis nous \u00e9tions \u00e0 Rankau. Certes, on se r\u00e9jouissait de revoir une fois de plus ses parents et ses connaissances. Beaucoup \u00e9taient en noir, en deuil - personne ne pouvait plus \u00eatre joyeux de tout son c\u0153ur. Chaque ann\u00e9e, une telle f\u00eate d'anniversaire devenait plus s\u00e9rieuse. Le destin pesait sur tous. Le lendemain matin, Manfred devait se rendre \u00e0 Breslau, d'o\u00f9 il repartait pour Berlin. Ilse demanda \u00e0 accompagner son fr\u00e8re jusqu'au train. Du haut de l'escalier, je saluai le wagon qui s'\u00e9loignait. \u00ab Au revoir - au revoir, mon gar\u00e7on \u00bb. Ilse conduisit Manfred jusqu'au train. Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la fen\u00eatre, quand elle dit : \u00ab Fais donc un peu attention, s'il te pla\u00eet, nous voulons quand m\u00eame nous revoir \u00bb. Ce \u00e0 quoi Manfred r\u00e9pondit : \u00ab Peux-tu t'imaginer, Ilse, que je pourrais mourir d'une mis\u00e9rable mort de paille ? \u00bb - - Le train \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en marche. Ilse marchait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, ses yeux se tenaient encore. Encore une poign\u00e9e de main, un bref salut, un signe de la main - et le train avait disparu. * L'ambiance grave que Manfred avait laiss\u00e9e derri\u00e8re lui se prolongea chez nous, \u00e0 la maison. Les soucis, les pens\u00e9es, le d\u00e9couragement - des esprits terribles qu'il faut affronter avec l'\u00e9go\u00efsme\"."},"event-type-id":{"type":"numeric","raw":"3"},"source-id":{"type":"numeric","raw":"10"},"source-long-in-event":{"type":"textfield","raw":"Die Erinnerungen der Mutter des roten Kampffliegers Kunigunde Freifrau von Richthofen. 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